Programme BBG après 4 semaines : mon bilan honnête (et ce que je vois vraiment dans le miroir)

Quatre semaines. Vingt-huit jours. Douze séances de résistance, six longues marches, et une quantité de courbatures qui mériterait une statistique à elle seule. Je suis arrivée au premier vrai bilan du programme BBG de Kayla Itsines, et je vous dois la suite que je vous ai promise dans mon article sur ma première semaine de BBG.
Je vais être franche avec vous : j’ai beaucoup hésité avant d’écrire ce texte. Pas parce que je n’ai rien à raconter. Parce que j’ai trop à raconter, et pas tout est glamour. Pas tout est « avant-après spectaculaire en photo ». Donc voilà mon retour honnête sur ces quatre semaines, avec ce que j’ai gagné, ce qui n’a pas bougé d’un millimètre, et les jours où j’ai sérieusement pensé à tout envoyer balader.
À quoi ressemble vraiment une séance après 4 semaines
Le programme BBG repose sur un format précis : 28 minutes, 4 circuits de 4 exercices chacun, deux passages par circuit. Sur le papier, ça sonne court. Dans la réalité, c’est une autre histoire.
Mardi matin, 6h45. Tapis déroulé dans le salon, bouteille d’eau à portée, chronomètre lancé. La séance Bras et Abdos commence par des pompes commando, ces fameuses pompes où on alterne planche sur les avant-bras et pompe classique. Au début, je n’arrivais pas à en enchaîner trois. Aujourd’hui, je tiens la série complète de sept répétitions, et je peux le faire deux fois dans le circuit. Ça paraît dérisoire dit comme ça. Pour moi, c’est énorme.
Le rythme imposé par le chrono change tout. On n’a pas le temps de réfléchir, encore moins de regarder le téléphone. Sept minutes par circuit, repos de 30 à 60 secondes entre les passages, et on enchaîne. Le programme propose 3 séances de résistance par semaine (bras-abdos, jambes-cardio, full body), 2 à 3 séances de cardio LISS (la marche rapide de 35 à 45 minutes), et une séance d’étirements le dimanche.
Je l’ai compris à la semaine 3 : ce n’est pas la durée qui rend BBG dur, c’est l’intensité. On bosse à fond pendant 28 minutes, et on ne triche pas avec le chrono.
Ce que je vois dans le miroir (et ce qui n’a pas bougé)
Allons-y, parlons-en. C’est ce que vous attendez, et c’est légitime.
Mes abdos commencent à se dessiner. Pas ceux du bas, soyons claires. Mais ceux du haut, sous la poitrine, sont là quand je me tiens droite. Au toucher, je sens un muscle qui n’existait pas il y à un mois. À l’œil nu, il faut un bon angle et une lumière correcte. Mais c’est là.
Ma taille est plus marquée. Le fameux petit creux entre la côte et la hanche, qu’on ne se dessine pas en faisant 200 abdos par jour mais en travaillant le gainage profond, je commence à le voir. C’est, pour moi, la plus grande satisfaction visuelle de ces 4 semaines.
Mes bras ont gagné en tonicité. Sans avoir pris en volume, ils sont plus fermes. La peau de l’arrière du bras est moins molle quand je lève la main. Petit détail, mais visible.
Maintenant, ce qui n’a pas bougé : mes cuisses. Sincèrement. J’avais espéré voir mes adducteurs se raffermir, c’est ma zone de complexe. Je vois zéro différence. Idem pour la culotte de cheval. Le programme travaille les fessiers et les ischio-jambiers en profondeur, mais sur l’intérieur de cuisse, il faut accepter que 4 semaines ne suffisent pas.
Côté balance : j’ai perdu 1,2 kg. C’est peu, mais ce n’était pas mon objectif principal. Ce qui compte plus, c’est la composition corporelle. Ma balance impédancemètre indique 0,8 % de masse grasse en moins et 0,4 kg de muscle en plus. Pour 4 semaines sans changement radical d’alimentation, ça me va.

Le sujet dont personne ne parle vraiment : les courbatures
Les trois premières semaines, j’avais mal partout. Pas une douleur sourde. Une douleur précise, localisée, qui changeait de zone selon la séance de la veille. Mardi, c’étaient les épaules. Jeudi, les fessiers. Samedi, les abdos.
À la semaine 4, ça s’est calmé. Pas disparu, calmé. Le corps a appris à gérer la charge. C’est ce que Kayla Itsines appelle « le moment où ton corps arrête de protester et commence à coopérer ». Joli, et globalement vrai.
Mes astuces qui ont marché contre les courbatures :
- Boire 2 litres d’eau minimum les jours de séance, 2,5 L les jours qui suivent
- Étirer immédiatement après l’effort, même 5 minutes
- Manger des protéines dans l’heure qui suit (un yaourt grec avec une cuillère de miel fait très bien le job)
- Le bain chaud avec une poignée de sel d’Epsom le dimanche soir, validé sur trois semaines de test
Une astuce que j’ai testée et qui n’a rien changé : les patchs chauffants. J’avais lu partout que c’était miraculeux. Pour moi, c’est de la chaleur agréable mais zéro effet sur la récupération réelle. Bilan : économisez votre argent.
Ma nutrition pendant ces 4 semaines : ce qui a vraiment changé
Je ne suis pas le guide nutrition H.E.L.P de Kayla, qui est vendu séparément. J’ai préféré garder mon alimentation habituelle en ajustant trois ou quatre points.
| Avant BBG | Pendant BBG |
|---|---|
| 2 sodas par semaine | Zéro soda, eau pétillante au citron |
| Pain blanc systématique | Pain complet ou aux graines |
| Petit-déjeuner sucré (céréales) | Petit-déjeuner protéiné (œufs, fromage blanc, fruits rouges) |
| Grignotage chips le soir | Amandes ou houmous-bâtonnets de carotte |
| Vin 4 soirs/semaine | Vin 1 soir le week-end |
L’alcool, c’est ce qui a fait la plus grosse différence. Réduire à un verre le samedi soir, ça a complètement changé ma récupération musculaire et mon sommeil. Je dors mieux, je récupère mieux, mes performances en séance ont grimpé. Si vous deviez ne changer qu’une chose pour booster vos résultats BBG, je vous dirais celle-là.
Pas de privation. Pas de comptage de calories. Juste des swaps simples et tenables. La semaine dernière, j’ai mangé une part de tarte au chocolat le mercredi soir avec ma sœur. Et je n’ai pas culpabilisé.
Les jours où j’ai failli tout lâcher
Trois jours précis.
Le mercredi de la semaine 2, j’avais une journée de réunions à rallonge. Je suis rentrée à 21h, lessivée. J’avais prévu la séance Jambes. J’ai sauté. J’ai mangé des pâtes au pesto devant une série, et j’ai dormi. Le lendemain, au lieu de culpabiliser, j’ai décalé la séance au vendredi. Ça m’a évité le piège classique : une séance manquée qui devient une semaine ratée qui devient un abandon.
Le samedi de la semaine 3, j’avais un brunch chez une amie. Je me suis dit que ce serait l’occasion de tester si je pouvais « tricher » sans m’écrouler. J’ai mangé une viennoiserie, deux pancakes, un verre de mimosa. L’après-midi, j’étais vidée, gonflée, vaseuse. Conclusion : ma tolérance au sucre a chuté en 3 semaines, mon corps n’aime plus ces excès. C’est une info précieuse pour la suite.
Le lundi de la semaine 4 (donc cette semaine), j’ai eu un coup de blues. Pas envie. Pas de motivation. J’ai failli annuler ma séance Bras-Abdos. J’ai sorti l’arme secrète : j’ai envoyé un sms à ma copine Caroline, qui me suit en parallèle, en lui disant « Aide, je veux pas ». Sa réponse : « Mets ton legging. Si après 5 minutes tu veux arrêter, tu arrêtes. » J’ai mis le legging. J’ai fait les 28 minutes. Et je me suis remerciée toute la journée.
Le partenariat de motivation, c’est probablement le meilleur conseil que je puisse vous donner. Trouvez quelqu’un. N’importe qui qui comprend ce que vous faites.
Mes mesures concrètes après 4 semaines
Voilà les chiffres bruts, pris avec un mètre de couturière, à jeun, le lundi matin :
| Zone | Semaine 0 | Semaine 4 | Différence |
|---|---|---|---|
| Poitrine | 89 cm | 88 cm | -1 cm |
| Taille | 71 cm | 68 cm | -3 cm |
| Hanches | 96 cm | 95 cm | -1 cm |
| Cuisse droite | 56 cm | 55,5 cm | -0,5 cm |
| Bras droit (biceps relâché) | 27 cm | 26 cm | -1 cm |
| Poids | 62 kg | 60,8 kg | -1,2 kg |
Trois centimètrès au tour de taille, c’est mon plus gros gain. Les vêtements le confirment : mon jean préféré, qui me boudinait légèrement il y à un mois, ferme sans tirer aujourd’hui.
Ce que j’aurais aimé qu’on me dise avant de commencer
Quelques vérités que personne ne m’avait dites quand je me suis lancée :
- La semaine 1 est facile, la semaine 2 est l’enfer, la semaine 3 commence à devenir gérable, la semaine 4 devient presque un rituel. Tenir bon entre la semaine 2 et 3 est la clé du programme entier.
- Ce n’est pas un programme pour perdre du poids vite. C’est un programme pour se sculpter. Si vous voulez perdre 5 kg en 12 semaines, il vous faudra ajouter une vraie discipline alimentaire.
- Les pompes vont rester un cauchemar pendant longtemps. Acceptez-le. Faites-les sur les genoux au début, sans honte.
- Le sol en parquet flottant n’est pas idéal pour les sauts en burpees. Vos voisins du dessous vous remercieront d’investir dans un tapis épais.
- Vous allez avoir faim. Plus qu’avant. C’est normal. Préparez des collations saines à l’avance, ne laissez jamais traîner des biscuits à portée.
Et maintenant, cap sur la semaine 5
Le programme bascule à partir de la semaine 5 vers une intensité supérieure. Les circuits restent à 4 exercices, mais le nombre de répétitions augmente, et certains mouvements deviennent plus techniques (snap jumps, X jumps, broad jumps). Kayla Itsines parle d’un « second souffle » qui apparaît vers la semaine 6.
J’attaque lundi avec un objectif simple : ne pas sauter une seule séance sur les deux prochaines semaines. Pas plus. Pas de pression sur les résultats, juste sur l’assiduité. Si je tiens cet engagement, le reste suivra.
Je vous retrouve dans deux semaines pour le bilan de la semaine 6, normalement avec mes premières vraies photos avant-après. Et oui, je vais les publier, même si ça me terrifie un peu.


